Six mois à Montréal

avril 30, 2017

Il y a environ un an, nous avons pris l’avion direction Montréal. Nous avons choisi de partir au Canada parce que mon copain est franco-canadien et que pour moi, c’était un peu un rêve de gosse d’aller découvrir ce pays.

Il est compliqué de partir au Canada pour travailler en tant que Français. En effet, pour pouvoir rester plus de six mois et travailler, il faut un permis de travail ouvert ou fermé (délivré par une entreprise) Mon copain ayant la double nationalité, c’était facile pour lui d’arriver et de déposer des CV. Or, pour ma part, n’ayant pas tant d’économie, c’était un peu compliqué d’envisager six mois de vacances, je serai probablement morte de faim dans la rue. Il fallait donc trouver un moyen pour que je puisse avoir des papiers et travailler. Le Permis Vacance-Travail, le PVT, étant tellement impossible à obtenir, j’ai jeté un œil aux autres permis que je pouvais obtenir. A ce moment-là, j’étais en Master 2 et je devais faire un stage de fin d’étude de quatre mois minimum. Nous avons donc eu la super trop chouette idée de faire en sorte que ma belle-sœur, qui est web designeuse me prenne en stage. Elle habite à Montréal et a le statut de travailleur autonome. Pour les papiers, c’était un peu la course mais je n’ai pas eu à subir les soucis de communication avec mon employeur puisque c’était la famille. Concernant toutes les démarches pour obtenir un PVT, un permis de stage ou un permis jeune professionnel, je conseille grandement le site PVTistes.net qui a été mon super copain avant mon départ.

Une fois tous les documents mis en ligne, les copies de papiers d’identité, du compte en banque, de la convention de stage à l’étranger, du compte en banque, l’attestation de l’assurance privé, etc. ; il fallait attendre la lettre de correspondance qui a mis pas mal de temps à arriver. Je vous assure qu’à partir du jour où vous déposez votre demande, la moindre notification de nouvel email donne un p’tit coup de chaud.

Et voilà, le 30 mars 2016, elle est arrivée : ma lettre de correspondance ! C’était sûr maintenant, j’allais partir au Canada ! J’étais terriblement excitée et flippée en même temps. Je ne suis jamais partie de Rennes, j’ai grandie à la campagne et j’ai fait toutes mes études ici, du lycée au Master 2. Alors, partir vivre six mois de l’autre côté de l’Atlantique… L’aventure, en somme !

Pendant le mois d’avril, nous avons préparé notre déménagement, j’ai continué à travailler pour mes dossiers et projets à l’université. Une fois nos cartons, nos meubles et Mimi transportés chez mes beaux-parents, nous avons eu la chance de pouvoir reprendre un peu d’air de la montagne à Pralognan-La-Vanoise dans les poumons pendant quelques jours. Nous avons dit aurevoir à nos familles, nos copains, à Mimi, à notre appartement dans lequel nous avons passé trois chouettes années et à notre bar favori, rue Saint-Georges.

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Bye bye l’appartement

sdrMimi qui essaye de partir avec nous

Nous avons donc pris l’avion direction Montréal le 29 mai 2016. C’était la première fois que je prenais l’avion (en plus !) donc excitée-flippée, plus que jamais. On s’en fiche un peu, mais j’ai trouvé ça long, certes, mais moins terrible que je n’imaginais. Nous avons atterri, le père de mon copain est venu nous chercher et boum, 30 degrés dans la face. Avant ça, j’ai passé la douane sans encombre avec ma p’tite lettre de correspondance. En fait, j’étais plus stressée par la douane canadienne que par le voyage en avion et ce, parce que j’ai beaucoup trop traîné sur le forum PVTistes.net et qu’on se fait tous un peu peur.

Et voilà, je débarquais dans un pays tout nouveau pour moi. Mais j’ai eu de la chance, parce que ma belle-sœur et son copain ont déménagé un mois avant notre venu afin de trouver un appartement où nous pouvions vivre tous les quatre. En somme, nous n’avions pas et à nous embêter avec la recherche d’appartements et ça, c’était un poids en moins. Pareil pour les meubles. Facile ce début d’aventure. J’ai mis un peu de temps pour m’adapter au fait d’être loin de ma famille et de mes amis, je pense que j’ai mis un bon mois et demi. Et puis, finalement, la routine de la vie reprend son cours.
Je travaillais depuis notre appartement donc, pour compenser, je me suis mise à courir. Et on peut le dire, ça a un peu changé ma vie. J’allais courir deux à trois fois par semaine, 4 kilomètres à chaque fois, au Mont Royal. Puis, un jour, j’ai poussé un peu plus et j’ai couru 7 kilomètres, j’étais hyper fière. Et puis, j’ai encore poussé et j’ai couru mon premier 10 kilomètres ! La folie. Moi qui n’avais jamais vraiment fait de sport, pendant presque six mois, j’me suis bougé plusieurs fois par semaine au Mont-Royal pour courir.

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Le Boulevard Saint Laurent, croisement Mont Royal, vers chez nous.

IMG_20160815_222225Coucher de soleil du jardin

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La vue du haut du Mont Royal sur le centre ville. Petite victoire à chaque course.

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Les petites lumières dans le jardin

Mon copain a trouvé un travail dans une salle d’escalade et il est finalement devenu professeur de la discipline, ce qui est impensable en France, sans un grand nombre de licence. Professionnellement parlant, on m’a expliqué et j’ai pu le voir avec mon copain, les Canadiens te donnent plus ta chance qu’en France. Autrement, la vie à Montréal est étrangement paisible. Je ne m’attendais pas à ça. Montréal est une ville hyper étendue avec pas mal d’habitants. Et pourtant, je ne me suis jamais sentie aussi bien dans une ville. Cela était peut-être dû au fait que nous sommes venus en été et en automne, mais c’est très appréciable. Même en travaillant, il y a une impression de vacances tellement les gens sont peacefull.

Bon sinon, gros point noir concernant la nourriture. En plus d’être assez cher si tu ne fais pas tes courses dans trois magasins différents selon les produits, même en cuisinant et en faisant attention, ma peau a hyper mal réagit à la nourriture : j’ai fait de la fat acné douloureuse. Cela est vite rentré dans l’ordre en France mais en revoyant les photos, c’était pas joli joli. Je pense que mon corps n’a pas eu le temps de s’adapter aux produits, aux normes des pesticides qui sont différentes qu’en Europe, etc. Et puis bon, quand les pommes que tu achètes sont toujours aussi brillantes au bout de deux semaines, ça fait flipper.

Sinon, il est quand même possible de bien manger à condition de cuisiner. Le fromage savoyard m’a bien manqué et les bières bretonnes aussi. Les prix exorbitants du bon fromage nous ont amené à acheter des briques de fake cheddar… Plus jamais ! Mais bon, nous nous sommes bien rattrapés à notre retour, ce qui fait que je n’ai pas grossi à Montréal mais en rentrant en France. J’ai également mangé ma première poutine… Bon, c’est bon et c’est fat mais ce ne fût pas un grand coup de cœur. Je conseille quand même les poutines du Saint Bock avec des sauces à la bière qui sont quand même assez cools !

davPetite poutine au porc effiloché au Saint Bock

Concernant les activités que nous avons faites, nous sommes allés au Comic Con de Montréal en juillet et c’était fou ! Entre les cosplays, le concours de déguisement, l’intervention d’Eliza Dushku (fan de Buffy, que voulez-vous…) et les goodies de popculture partout, j’étais comblée. Nous avons visité le Biodôme et le Jardin Botanique  que j’ai adoré ! Nous avons également suivi l’Euro de football en décalé et via un VPN. Nous regardions les matchs à 15h et avec pas mal de bidouillages sur l’ordinateur. Mais cela ne nous a pas empêché de supporter l’Équipe de France comme il se doit. Pour l’anecdote, nous vivions sur le Plateau, quartier français et portugais et je ne vous raconte pas la soirée de la finale que nous avons passée. Un peu bruyante mais pas comme nous le voulions. Sans rancœur !
Des super copains à nous sont venus pendant une semaine, nous sommes allés écouter de l’électro au Piknic Electronik, on a testé la piscine de l’île Sainte-Hélène, nous avons visité le Vieux Montréal, bu un cocktail sur un rooftop au Vieux Port et traîné dans les bars du Centre Ville et sur Mont Royal.

davComic Con de Montréal

davJimmy Chin en action pendant l’event The North Face à Bloc Shop

sdrPiknic Electronik 2016

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Le Jardin Botanique

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Les petites boules roses de la rue Sainte Catherine

Nous n’avons pas beaucoup bougé hors de la ville, sauf quelques fois dans les parcs des Laurentides. Nous y avons fait de la randonnée, de l’escalade et c’était hyper chouette. Nous y sommes retournés en automne et les couleurs étaient à couper le souffle ! L’automne canadien était encore plus joli que ce que je m’imaginais. Globalement, nous regrettons de ne pas s’être mieux organisés pour voyager hors de Montréal. Nous nous sommes promis d’aller visiter la ville de Québec, Toronto, voir même d’aller jusqu’aux Rocheuses et découvrir Vancouver, si nous revenons vivre à Montréal. Fin octobre, nous sommes partis à New York City pour fêter nos cinq ans d’amour avec mon copain, mais je pense écrire un article à ce propos. On va dire que nous étions obligés d’y aller, étant à seulement 45 minutes d’avion.

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Parc des Laurentides

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Parc des Laurentides

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Le Bibz qui grimpe, évidemment.

Pour terminer et résumer un peu tout ça, Montréal est une ville où il fait bon vivre. Nous avons habité sur le Plateau, là où habitent les français expatriés mais je ne l’ai pas trop ressenti. Les « Bonjour, ça va ? » de la part des commerçants et serveurs, sont finalement plutôt sympas quand on compare avec certains magasins en France où je me prends tellement de vents quand je dis « bonjour » et « aurevoir. » Nous sommes arrivés fin mai et sommes repartis début novembre. Nous avons eu un temps magnifique, un été très chaud et un bel automne. Je ne sais pas du tout comment j’aurai réagi à l’hiver, aux températures extrêmes et à sa durée, apparemment, très longue. C’est pourquoi j’aimerai retourner vivre là-bas.

Retrouver tout ce que j’ai aimé, le Mont Royal, mes runs solitaires, les trottoirs tous cassés, les cocktails de la Distillerie, les M&Ms au peanut butter, les couleurs incroyables des arbres en automne, les écureuils partout, le Salon Daomé…

Et surtout, retrouver ce sentiment agréable de ne jamais se sentir juger lorsque l’on se promène dans la rue. S’habiller, se coiffer comme on veut. Ne pas se prendre la tête, mettre un p’tit short lorsqu’il fait chaud et savoir qu’on ne va pas être sujette aux regards malsains et gênants. Que ça me manque, ça.

Revenir aussi pour découvrir la vie l’hiver, travailler dans une entreprise et si possible, améliorer mon anglais.


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Les cocktails de l’amour de la Distillerie

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Installation artistique aux Jardins Gamelin

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Un des nombreux tags qui recouvrent les murs de la ville

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Le parc La Fontaine

IMG_3150L’automne qui arrive au Mont Royal

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Je meurs d’amour pour cette saison

Montréal, tu nous manques souvent. On revient bientôt, faut juste qu’on s’organise un p’tit peu.
Rendez-vous sur mon Instagram pour voir plus de photos mais je ferai probablement un article spécial Portfolio.


MES ADRESSES

Pour bien manger
Le Saint Bock, microbrasserie avec des bonnes bières et des super poutines et burgers, 1749 Rue Saint-Denis, Montréal, QC H2X 3K4
Dirty Dogs, pour des super poutines, 25 Avenue du Mont-Royal E, Montréal, QC H2T
Burger Royal, notre burger préféré de Montréal, 3820 Boul St-Laurent, Montréal, QC H2W 1X6
Aux Vivres, restaurant vegan et vege, aux desserts bien cools, 4631 Boul St-Laurent, Montréal, QC H2T 1R2
Mange Moi, burger sympa, 35 Avenue du Mont-Royal E, Montréal, QC H2T 1N4

Pour boire des super drinks
La Distillerie, mon amour, bar à cocktails, 300 Rue Ontario E, Montréal, QC H2X 1H6
Les Torchés, l’ambiance est plutôt cool, 74 Avenue du Mont-Royal E, Montréal, QC H2T 1N7
Le Saint Sulpice, à la terrasse gigantesque, 1680 Rue Saint-Denis, Montréal, QC H2X 3K6
Les Foufounes Électriques, vous en avez forcément déjà entendu parler, 87 Rue Sainte-Catherine E, Montréal, QC H2X 1K5
Le Saint Elizabeth, chouette pub, 1412 Rue Sainte Élisabeth, Montréal, QC H2X 1L4


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